Actuellement en quête de littérature sur l’architecture de l’information, je viens de buter contre le concept de Findability, dont la traduction française est assez barbare: « trouvabilité », parfois par « repérabilité » (cette dernière traduction induisant déjà le sens donné à ce barbarisme). Mais Késako?
L’approche scientifique de cette habileté (si, si, s’en est une pour tous les pros de l’architecture, voire du référencement WEB) devrait faire l’objet d’un paragraphe d’un prochain Dossier d’actualité (en tout cas d’une note de synthèse disponible en ligne).
L’objet de mon propos du jour est plutôt ludique, je partage donc mes trouvailles. Dans ma course à la « findability », qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce concept a suscité plusieurs petites histoires décalées, écrites (en anglais, désolée) par des « experts ».
- La première rencontrée raconte l’histoire d’un enfant laissé pour compte dans la grande famille du WEB. Il y a l’oncle SEO (search engine optimization), les jumeaux du bambin délaissé, « architecture de l’information » et usabilité », les autres membres de la famille étant, entre autres, « développement » et « design », un gamin super branché. Bref, chacun a sa place dans le cycle de vie des projets de l’agence de design-web… sauf « findability », trop souvent pris pour SEO.
« Si seulement il était autant apprécié que les autres, il pourrait atténuer une grande partie de la frustration quotidienne de nombreux utilisateurs, dans leurs pratiques de recherche d’informations et les aider à résoudre leurs problèmes et assouvir leurs curiosités« .
Va-t-il être sauvé ou restera-t-il à bouder dans un coin? Vous le saurez en lisant la fin de l’histoire (et de l’article, très sérieux par ailleurs) dans le numéro 255 du magazine en ligne « A list apart » (« Findability, orphan of the web design industry« , Aaron Walter, 25 mars 2008). - La deuxième histoire est contée par Peter Morville, qui profite d’une vaine recherche de tasse de café dans un aéroport, à l’architecture et au design sans doute ébouriffant, pour expliquer comment les uns et les autres peuvent traduire cette recherche infructueuse. Jacob Nielsen pourrait dire qu’il s’agit de problèmes d’utilisabilité. Sa solution : « Conduct a heuristic evaluation, run a few user tests, fix the worst blunders, and you’re on your way« . Lou Rosenfeld aurait pu invoqué un problème d’architecture de l’information.
Peter Morville y voit un problème de trouvabilité. Il avait beau avoir l’expérience des aéroports, l’environnement de l’aéroport en question n’avait pas tout prévu.
Lecture : Morville Peter (2005). Ambient Findability : What We Find Changes Who We Become. O’Reilly Media


