THÈSE
présentée devant
l'UNIVERSITÉ CLAUDE BERNARD - LYON I
pour obtenir le titre de
DOCTEURE EN SCIENCES
dans la spécialité
MATHÉMATIQUES
par
Natacha PORTIER
Complexité algébrique
Stabilité polynomiale des corps différentiels
&
Résolutions universelles pour des problèmes NP-complets
soutenue le mercredi 9 décembre 1998
Jury :
Vincent BLONDEL
chargé de cours à l'Université de Liège,
examinateur
Fokko du CLOUX
professeur à l'Université Claude Bernard de Lyon,
examinateur
Françoise DELON
directrice de recherches au CNRS à Paris VII, présidente
du jury
Christian MICHAUX
chef de travaux à l'Université de Mons, rapporteur
Bruno POIZAT
professeur à l'Université Claude Bernard de Lyon,
directeur de thèse
Rapporteurs :
Felipe CUCKER, professeur à l'Universitat Pompeu Fabra de
Barcelone,
Christian MICHAUX, chef de travaux à l'Université de
Mons.
Résumé :
La première partie est consacrée à l'étude
de la complexité algébrique
des corps différentiels de caractéristique nulle. Nous
pouvons
définir les classes P et NP sur un corps différentiel K
(cf le
livre "Les petits cailloux" de Bruno Poizat) . En utilisant le
théorème des témoins de L. Blum, M. Shub et S.
Smale, nous montrons la
P-stabilité de la théorie des corps différentiels
de
caractéristique nulle : la restriction d'un problème P
sur un corps
différentiel K à un sous corps k de K est encore P. Nous
en
déduisons que la question P=NP? a la même réponse
dans tous les
corps différentiellement clos de caractéristique nulle.
Nous montrons
ensuite que la dérivée ne nous permet pas de calculer
plus vite les
grandes racines et les grandes puissances d'un élément.
La deuxième partie est une généralisation de
l'article de Manindra
Agrawal et Somenath Biswas : "Universal Relations". Les auteurs
définissent pour le cas des calculs au sens ordinaire, une
notion plus
forte que la NP-complétude. Par définition, à
chaque problème
NP-complet X est associé un problème Y, que nous appelons
résolution associée à X, qui est P, et tel que x
soit dans X
si et seulement s'il existe y, de longueur polynomiale en elle
de x, tel que (x,y) soit dans Y. Un tel
y est appelé solution de x pour X. Si toute
résolution R se réduit à Y, de manière
à ce que les solutions pour
R se déduisent des solutions pour Y, Y sera appelée
résolution
universelle. Les auteurs montrent ensuite un théorème qui
permet de
prouver qu'une résolution est universelle. Nous
généralisons cette
définition et ce théorème aux calculs
effectués dans une structure
arbitraire, en particulier aux calculs sur les réels
définis dans
l'article "On a theory of computation and complexity over the real
numbers : NP-completeness, recursive functions and universal
machines" de L. Blum, M. Shub et S. Smale, puis nous étudions
des
exemples.
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Natacha Portier