Suite à deux séminaires organisés par la DGESCO et l’IFÉ à l’ENS de Lyon sur la thématique du travail personnel de l’élève, le ministère avait demandé à Claude Bisson-Vaivre de coordonner la réalisation d’un ouvrage sur cette question.

Cet ouvrage est enfin paru chez Canopé et peut être téléchargé sous différents formats : https://www.reseau-canope.fr/notice/le-travail-personnel-de-leleve.html

Stéphane Kus et moi-même avons contribué à la rédaction de cet ouvrage, notamment pour son introduction et son premier chapitre (cf. extrait ci-dessous), à partir des travaux menés au Centre Alain Savary sur les questions des devoirs et de l’apprentissage de l’autonomie dans le travail personnel, du dossier de veille de Rémi Thibert sur les représentations et enjeux du travail personnel de l’élève. et de synthèses que j’avais pu en faire pour des conférences (cf. exemple de séminaire “Devoirs Faits” dans l’académie de Nice).

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Patrick Picard a été le responsable du Centre Alain Savary (CAS) de l’IFÉ ces dernières années. Son travail au CAS, les productions qu’il a initiées et les innombrables formations qu’il a tenues en France pendant tout ce temps en ont fait une figure incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’éducation prioritaire, à la formation de formateurs ou plus généralement aux questions de développement professionnel des enseignants et de difficultés d’apprentissage des élèves.

Ce n’est pas exagéré de dire que l’évolution de la politique de l’éducation prioritaire de la re-fondation ou le dispositif “plus de maîtres que de classes” n’auraient pas été les mêmes sans sa contribution.

Il quitte L’IFÉ cet été pour partir à la retraite, bien que ceux qui l’ont connu l’imaginent mal à la retraite : nombreux sont ceux qui l’imaginent bientôt dans d’autres formes d’activités pour l’éducation !

Quand au Centre Alain Savary, il est devenu un centre de ressources de référence tant pour le nombre de témoignages, d’expérimentations, de vidéos et de ressources mises à disposition que pour les réflexions et analyses développées dans certains dossiers sur la formation, le soutien aux apprentissages, le pilotage en éducation, etc.

Patrick adore se cacher derrière les collectifs mais il me paraissait inconcevable, dans ce moment particulier, de passer sous silence le fait que c’est encore lui qui a tenu à réaliser une vidéo sur le changement en éducation concernant un dossier de la veille qui lui tenait à coeur. C’est lui qui est derrière la caméra et qui m’offre une occasion de revenir sur ces questions que j’avais pris un grand plaisir à traiter, en écho à ma (lointaine) formation d’étudiant en sociologie et science politique : http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/pilotes/olivier-rey-le-changement-cest-comment

Merci Patrick, en espérant que l’aventure continue, quel que soit le chemin !

 

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En parallèle à l’organisation des Entretiens Ferdinand Buisson sur l’identité enseignante, le quotidien AOC m’a sollicité pour une analyse sur ce thème, dans laquelle j’ai développé l’idée d’une rationalité pédagogique qui s’opposerait à la rationalité technicienne qu’une certaine vision du pilotage de l’éducation par la science tend à répandre.

Lire l’article sur AOC.

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Le numéro 192 de mai 2018, la revue Diversité est consacrée à “la recherche en éducation : vers de nouvelles interfaces“.

Dans ce numéro, j’ai écrit un article qui considère les politiques publiques concernant la recherche en éducation des 20 dernières années.

Sur cette période, je me suis parfois trouvé au coeur de ces péripéties puisque j’ai connu la fin du PIREF, la délocalisation de l’INRP à Lyon, sa dissolution en 2010 puis la création de l’IFE au sein de l’ENS de Lyon, mais j’ai aussi participé au lancement du CNESCO en co-organisant ses conférences de consensus après avoir participé aux “ateliers de la refondation” en 2012 et j’ai largement contribué au rapport Taddei et au rapport ATHENA qui sont parus au printemps 2017 sur ce thème de la place de la recherche en éducation dans la politique éducative.

L’article est assez court et chaque épisode évoqué mériterait sans doute un plus large développement tant certains aspects sont significatifs de la difficulté du ministère à tenir un cap consistant sur la contribution de la recherche à l’amélioration des pratiques éducatives. Je suis persuadé, au final, que la seule solution viable c’est d’installer une agence largement indépendante de l’État, à laquelle on donne les moyens d’assurer une vraie mission d’interface et de médiation entre les recherches et le système éducatif sans la limiter à la fonction de conseil du ministère.

Ce qui s’en rapproche le plus c’est peut-être actuellement le CNESCO car sa création a été inscrite dans la loi, mais ses moyens sont vraiment trop chiches et sa mission “d’évaluation du système scolaire” créé probablement une certaine confusion tant le mot évaluation est compris de façon différente et nourrit des tensions potentielles avec les directions de l’administration centrale.

Le conseil scientifique mis en place par l’actuel Ministre est clairement présenté avec une fonction de “conseil du Prince”, avec le risque évident d’être lié à la politique du Ministre et d’en subir les affres imaginables concernant sa légitimité scientifique. Les polémiques sur son manque de pluralisme scientifique lors de sa création sont déjà significatives….

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Un certain nombre de journalistes (dont Sylvain Bourmeau et Raphaël Bourgois) ont lancé fin janvier 2018 un nouveau “média d’idées” quotidien : AOC, comme Analyses, Opinions, Critiques. Ils m’ont alors sollicité pour produire un texte d’opinion sur le rapport concernant le baccalauréat qu’avait rendu au Ministre un groupe de travail coordonné par Pierre Mathiot.

En considérant le dossier réalisé sur le lycée par ma collègue Laure Endrizzi quelques années auparavant ainsi qu’une thèse récente soutenue par Luisa Lombardi (qui compare le lycée dans trois pays), j’ai pris conscience que le rapport formulait plusieurs idées dignes d’intérêt, mais qu’en revanche les objectifs pour lesquels ces idées étaient proposées n’étaient pas forcément toujours explicités ni intégrés dans une vision d’ensemble du lycée.

C’est pourquoi la rédaction d’AOC a titre mon article sur la réforme du bac “le lycée en mal d’orientation“.

Comme l’idée c’est que chaque auteur d’AOC écrit à partir d’un champ des savoir, ils ont aussi préféré m’attribuer l’étiquette de politiste, en référence à ma formation universitaire, plutôt que celle d’ingénieur de recherche en éducation, moins parlante…

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