Recherche et éducation

You are currently browsing articles tagged Recherche et éducation.

Il y a de plus en plus de vidéos sur You Tube qui ont à voir avec l’éducation, qu’il s’agisse de chaines thématiques dédiées à des contenus scientifiques (comme l’excellent Point G, …avec un G comme géographie) ou de chaines dédiées à l’enseignement d’une matière (comme la chaîne d’Yvan Monka dédiée aux mathématiques).  On voit également arriver des contenus plus reliés aux questions réflexives sur l’éducation, comme ici une vidéo sur un séminaire international à l’IFE concernant la vidéo formation ou comme la chaine “EduKey” d’un jeune passionné des questions éducatives.

Une chaîne consacrée à l’esprit critique, habituellement plutôt dans le domaine des sciences dures, m’a demandé de venir parler des “sciences de l’éducation” à Nancy le 13 septembre 2017. Plus d’une heure de direct avec des questions parfois difficiles à traiter pour un public de non spécialistes : c’était intéressant mais parfois pas évident ! Un exercice néanmoins stimulant qu’on peut consulter sur la chaîne de la Tronche en Biais.

Sinon, dans un tout autre registre, un collègue du SGEN-CFDT est venu me poser quelques questions à Lyon pour préparer un colloque qui aura lieu en novembre prochain sur le thème de l’autonomie et de la gouvernance du premier degré. Il en a fait une vidéo disponible sur Facebook.

Tags: , ,

L’Association française des acteurs de l’éducation (AFAE) a publié en juin 2017 un numéro de sa revue (Administration & Éducation) sur les Écoles supérieurs du professorat et de l’éducation (ESPE). Il contient un article que j’ai écrit, ainsi introduit :

La pluralité des disciplines, courants et savoirs en éducation qui semblent devoir être mobilisés pour la formation a quelque chose de décourageant. Pourtant, celle-ci n’est pas forcément condamnée à la fragmentation et à l’absence de cohérence. Il faut pour cela accepter de chercher les voies et moyens d’une culture générale des savoirs de référence en éducation, basée sur l’articulation étroite avec la pratique pédagogique, plutôt que de poursuivre la quête vaine d’une science appliquée à l’éducation. (Rey, Olivier. « Comment organiser des savoirs de référence pour la formation des enseignants ? », Administration & Éducation, vol. 154, no. 2, 2017, pp. 19-24 ).

La revue est disponible sur Cairn : https://www.cairn.info/revue-administration-et-education-2017-2.htm

 

Tags: , ,

Dans la suite d’un symposium de la conférence de l’Association européenne de recherche en éducation (ECER 2015, Budapest), des chercheurs membres du réseau 1 (“Continuing Professional Development“) ont préparé et publié un numéro spécial de la revue European Journal of Teacher Education sur le thème de la mobilisation des savoirs issus de la recherche pour l’enseignement et la formation des enseignants : “Mobilising research knowledge for teaching and teacher education”.

Ma collègue Marie Gaussel et moi-même y avons contribué en traçant un certain nombre de pistes à partir des revues de littérature que nous avons menées sur cette question et d’activités engagées par l’Institut français de l’Éducation dans le domaine de l’articulation entre la recherche et les pratiques éducatives :  “The conditions for the successful use of research results by teachers: reflections on some innovations in France” (http://dx.doi.org/10.1080/02619768.2016.1260117).

Abstract:

Although numerous claims are made about the necessity for research to improve teaching and learning practices, links between research and teaching are still tenuous. Therefore we argue that the issue of linking research to practice should be tackled in a different way than in the past. Research knowledge in education should consider teachers and school leaders prior to being disseminated, in order to be shaped according to the complexity of educational practice. We illustrate our theory with several experiences of the French Institute of Education, including the organisation of a range of consensus conferences to better link research results, practices and policy.

Ce travail se poursuivra dans le cadre d’un séminaire international que nous organisons à Lyon le 31 mars 2017, dans lequel interviendront des chercheurs de plusieurs pays (Angleterre,  Norvège, Espagne…) :

Tags: , ,

L’ESENESR (l’école de formation des cadres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur) et le réseau des ESPE avaient organisé en décembre 2014 un séminaire sur la recherche en éducation, ses rapports avec la formation des enseignants et ses différentes configurations au niveau international.

Je viens de trouver la page dédiée dans laquelle sont proposées divers documents fort intéressants (vidéos, présentations, podcasts…).

Parmi ceux-ci figure la captation vidéo de l’intervention que j’avais faite lors d’une table ronde :  Regards sur la recherche en éducation en France.

J’y abordais un certain nombre de thèmes issus du dossier “Du laboratoire au terrain, comment la recherche en éducation fait ses preuves ?” et que je continue à explorer depuis, notamment dans une série d’articles ou de conférences :

 

 

Tags: ,

La revue du syndicat des enseignants romands (SER) en Suisse m’a demandé un article pour un dossier thématique publié en novembre 2015 sur les “best practices”.

J’en ai profité pour résumer quelques idées sur cette déclinaison spontanée de l’approche fonctionnaliste en éducation, qu’on retrouve souvent en matière de politiques publiques.

Une standardisation peu adaptée à l’éducation

 

La recherche n’est généralement pas très à l’aise avec le terme de “bonnes pratiques”, comme elle n’est pas très à l’aise dès qu’il s’agit de passer du monde enchanté de la description à celui de la prescription. Néanmoins, au delà d’une certaine frilosité explicable pour des raisons endogènes aux contextes universitaires, la question des bonnes pratiques soulève des interrogations de fond sur la nature des pratiques éducatives, dont on a trop souvent une vision étroitement technicienne.

Dans le monde francophone de l’éducation, l’idée de Best Practices a été généralement restituée sous le terme de “bonnes pratiques” (à partager, à diffuser, à rassembler…) plutôt que sous celui, plus précis, de “meilleures pratiques”. Ce glissement sémantique n’est déjà pas anodin. Il traduit la réticence culturelle de la plupart des pays francophones à légitimer un jugement et un classement de pratiques pédagogiques sur une échelle de valeurs.

En outre, on constate que l’invocation des bonnes pratiques se rencontre plutôt dans les discours et les domaines de politique publique éducative (organisations internationales, États et autorités régionales) mais rarement au sein des recherches en éducation.

Pourquoi cette réticence ? Read the rest of this entry »

Tags: ,

« Older entries