Une année à l’IFÉ

Au moment de trier les documents, de ranger les dossiers et de faire le point des travaux en cours, que reste-t-il d’une année professionnelle ?

Il y a évidemment les publications traditionnelles (articles, contributions d’ouvrages, rapports…) qui figurent généralement sur ce site.  En parallèle, il y a toute une série de réalisations hybrides, qui prennent des formes de littérature grise ou de contributions encore plus hybrides, à l’image des supports de présentation orale.

Conférence sur l’évaluation dans l’académie de Reims.

On se rend  alors compte qu’il a fallu brasser beaucoup de sujets, pour répondre aux sollicitations diverses, allant du CARDIE d’une académie jusqu’à la direction ministérielle de l’enseignement scolaire, en passant par un regroupement de formateurs, une association de parents d’élève, une réunion d’inspecteurs dans un Rectorat, un séminaire  international de recherche ou une formation à l’ESENESR. On a donc parlé de l’articulation entre recherches et pratiques, de l’évaluation des élèves, des compétences (plus rarement), du travail personnel de l’élève, des apprentissages efficaces, du changement en éducation, des relations entre politique et éducation… Dans ces moments là, je me déplace parfois en mon nom personnel (parce que j’ai plus spécifiquement travaillé une thématique), parfois comme représentant de mon équipe, voire de la direction de l’IFÉ, et il faut alors réaliser des synthèses qui satisfassent le plus grand nombre sans trop sacrifier la rigueur scientifique.

Cela s’est traduit par des déplacements aux quatre coins de la France, voire au delà (au Danemark et en Italie), à intervenir dans des conférences, des séminaires, des formations, pour parler parfois de son travail, plus souvent de celui des autres, et toujours pour essayer de faire des ponts entre les recherches que l’on connait et les pratiques qu’elles pourraient améliorer. A chaque fois il s’agit de mobiliser les travaux de chercheurs repérés dans la littérature internationale, ceux de ses collègues proches (l’équipe Veille & Analyses, mais aussi le Centre Alain Savary par exemple), pour des restitutions utiles aux publics qui nous ont sollicités.

Avec Jean-Marie De Ketele et le jury de la conférence de consensus sur la différenciation pédagogique.

A côté de ces interventions, il y a des écrits un peu décalés, comme cette série sur John Hattie et Visible Learning publiée sur Eduveille qui m’a passionnée mais qui s’est révélée de plus en plus complexe à boucler au fur et à mesure que je l’écrivais ! Il y a eu aussi des contributions hybrides réalisées pour le compte de l’IFÉ, pour nourrir certaines parties des rapports qui ont été publiés cette année concernant la recherche en éducation : rapport Taddei, rapport ATHENA, rapport CNIRE…  Il y a eu encore le travail de préparation et d’animation de la conférence de consensus organisée avec le CNESCO sur la différenciation pédagogique.

Il y a eu également l’enquête sur les pratiques interdisciplinaires dans plusieurs collèges menée pour le projet européen CrossCut sous la conduite de ma collègue Catherine Reverdy. Une enquête qui m’a donné l’occasion d’une immersion dans des collèges dans la banlieue Lyonnaise, dans le Puy de Dôme et à Niort. L’occasion de constater une nouvelle fois sur le terrain la diversité des contextes éducatifs et des pratiques enseignantes, bien loin des travers généralisants spontanément adoptés dans le débat public.

Préparation de l’observation d’une séance interdisciplinaire en collège

On se rend compte dans ces moments de fin d’année qu’on devrait toujours laisser plus de traces écrites pour capitaliser tous ces travaux, qui ont parfois apporté quelque chose d’intéressant mais dont on perd la mémoire sous l’effet de successions des tâches et des projets. Et déjà, l’agenda de la prochaine année universitaire se remplit à grande vitesse…

  1. afeyfant’s avatar

    et quand on part en retraite, on jette le peu de traces gardées… de quoi flipper sur l’utilité de nos travaux… Mais non, j’rigole!!

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