Page de Pablo Jensen



Bienvenue sur le site de Pablo Jensen, chercheur au CNRS.
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Modéliser les sytèmes sociaux


Mes activités sont centrées autour de la modélisation de systèmes sociaux. Je collabore pour cela avec des chercheurs de disciplines différentes, notamment au sein de l'IXXI . En ce moment, je travaille sur les thématiques suivantes :

Colloque sur les réseaux sociaux : des structures à la politique


Les 12 et 13 décembre 2011 à Lyon, voir le programme

Comprendre les dynamiques des sciences grâce à la scientométrie


La compréhension de la science des systèmes complexes grâce à une étude empirique basée sur les données scientométriques. Pour cela, nous avons recensé environ 200 000 articles que nous avons ensuite analysés puis visualisés. Nous avons voulu ces données pour répondre à des questions sociologiques et historiques : comment émergent les différents sous-domaines? Comment des disciplines expérimentales et théoriques peuvent-elles se comprendre et collaborer? Quelle est la cohérence du domaine "systèmes complexes"? Ce travail est actuellement soumis à PlosOne. Une réflexion sur la thématique de la complexité, en la confrontant à celles avancées par Edgar Morin, a été menée au sein de l'IXXI et a abouti à un article publié récemment dans la revue Hermès .
Portés par le succès de cette approche scientométrique, nous l'avons appliquée aux institutions scientifiques, notamment l'ENS de Lyon, réalisant un ensemble de cartes de l'ENS qui sont actuellement visibles dans les bâtiments pour susciter des réactions des chercheurs. Ce travail est paru en 2011 dans la revue "Scientometrics" .

Approche sociologique de l'émergence des structures sociales


Nous travaillons sur l'émergence des structures sociales en collaboration avec les sociologues du MédiaLab de Sciences Po à Paris dirigé par Bruno Latour. Ce travail en cours comprend aussi bien le développement de modèles originaux qui partent d'individus complexes qui se simplifieraient en interagissant comme le demandaient les sociologues en se basant sur leur perception du social, alors que les physiciens ont plutôt le réflexe contraire, c'est-à-dire partir d'invididus "atomiques" (aussi simples que possible) pour faire émerger des structures complexes au niveau "macroscopique". Un article résumant l'approche paraîtra prochainement dans le British Journal of Sociology (2012).

Extension 'respectueuse' des outils de la physique statistique pour analyser certains systemes sociaux


Comprendre les relations complexes entre l'individuel et le collectif est un sujet essentiel pour la plupart des sciences naturelles et sociales. Ainsi, différentes disciplines tentent de comprendre comment les atomes s'agglomèrent en solides, les neurones donnent naissance à la conscience ou les individus forment des sociétés. Par-delà ces questions communes, les disciplines diffèrent profondément sur les mécanismes censés conduire à l'état collectif d'équilibre, celui qui est habituellement observé. Ainsi, la physique statistique adopte un point de vue global et suppose que l'état observé correspond au minimum d'énergie possible pour le système tout entier. Cette approche lui a permis de développer de puissants outils de calcul, et de calculer certaines propriétés d'un liquide ou d'un solide en partant des atomes qui le composent. L'économie, en revanche, privilégie une approche individualiste, et suppose que l'état global d'équilibre correspond à la situation où chaque individu a maximisé sa propre satisfaction. Cela rend les calculs de l'équilibre global extrêmement laborieux, car la satisfaction de chaque individu dépend de manière compliquée des décisions prises par les autres individus.
Il est dès lors tentant d'essayer d'appliquer l'approche de type physique aux systèmes économiques, ce qui était jusqu'ici impossible à cause de la différence d'approche, individualiste ou globale. Dans l'article paru dans les PNAS, une équipe travaillant au sein de l'institut rhônalpin des systèmes complexes a développé un outil rigoureux qui permet de généraliser l'approche physique pour intégrer des dynamiques individuelles. L'intérêt de cette approche a été testée sur un modèle classique de la ségrégation urbaine proposé par le prix Nobel d'économie Thomas Schelling dans les années 1970. L'approche proposée permet d'interpoler continûment entre une dynamique basée sur la recherche de satisfaction individuelle (cas "égoïste" des modèles socio-économiques) ou sur l'optimisation d'une quantité collective (cas "altruiste" des modèles physiques). Quand on augmente le caractère égoïste de la dynamique, l'état collectif passe brusquement d'un état optimal pour tous à un état global où les agents, faute de coordination, ne parviennent plus à maximiser leur satisfaction. l'article paru dans PNAS, 2009).


Les chercheurs ouverts sur la société sont aussi les plus actifs académiquement !


Résumé : Nous avons montré que les chercheurs qui vulgarisent, enseignent (un peu, jusqu'à 30h par an) ou qui trouvent des contrats avec des industriels ou des partenaires institutionnels sont plus actifs également du point de vue académique (plus de publications et à plus fort impact). Vous pouvez consulter l'article paru dans Science and Public Policy, août 2008). J'ai présenté l'article dans deux émissions de radio : sur RFI et sur France Inter.
Nous avons effectué une étude statistique sur environ 3500 chercheurs du CNRS. Nous montrons que les chercheurs qui participent à la diffusion de leurs recherches sont ceux qui publient le plus d’articles. Et contrairement aux idées reçues, ces activités ne sont pas pénalisantes pour leur carrière. Aujourd'hui, une des priorités des institutions scientifiques mondiales est d’ouvrir leur « tour d’ivoire » au public et de diffuser leurs connaissances ou débattre de leurs recherches. Mais les pratiques réelles de diffusion de connaissances par les chercheurs ou les caractéristiques de ceux qui s’y impliquent sont mal connues. Notré étude, publiée le 20 août dans la revue Science and Public Policy, présente la caractérisation la plus complète jamais menée sur des chercheurs actifs en diffusion selon trois modalités : la vulgarisation, l’obtention de contrats et l’enseignement. Ce travail a été rendu possible par la centralisation, au niveau de la Direction des Ressources Humaines du CNRS, des rapports d'activité des 11 000 chercheurs du CNRS dans toutes les disciplines sur trois ans. La moitié des chercheurs pratique des activités de diffusion de leurs recherches, cette proportion étant très variable selon la discipline. Pour la vulgarisation, les Sciences Humaines et Sociales arrivent en tête, suivies de près par l’Astrophysique. Cette étude statistique dément deux croyances largement répandues. Tout d’abord, celle qui prétend que les chercheurs qui vulgarisent sont peu actifs au niveau académique. En effet, l’étude montre que les scientifiques ouverts sur la société publient plus d'articles et que ceux-ci ont plus d'impact en termes de citations. Ensuite, elle montre que l'implication dans des activités de diffusion n'est pas pénalisante pour la carrière. ( article paru dans Science and Public Policy, août 2008). Lien sur le communiqué de presse du CNRS : (http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1398.htm)
Un article plus récent, faisant le point sur les évolutions pendant ces six dernières années, est en préparation pour un numéro spécial de "Public Understanding of Science" (version provisoire ici )

Implantation commerciale





Si vous avez l'habitude de vous promener dans une grande ville, vous avez sans doute remarqué la grande diversité des implantations commerciales. En combinant des outils propres à la géographie, aux systèmes complexes et à la physique, j'ai pu calculer des coefficients d'attraction et de répulsion entre activités commerciales. Cette méthode a donné lieu en septembre 2006 à un article dans Physical Review E . Ce travail me semble intéressant car il comprend des aspects très fondamentaux (le calcul exact des variances des distributions aléatoires, voir ci-dessous) ainsi que des aspects très appliqués (la mise au point de versions conviviales d’un logiciel utilisable par des conseillers de la chambre de commerce de Lyon). Une licence a été déposée en août 2007 avec la valorisation de l’ENS Lyon. Nous développons actuellement une version provisoire (V1) d’un logiciel permettant d’aider les conseillers des CCI dans le conseil aux commerçants. Cette V1 sera testée par une dizaine de conseillers dans les semaines qui viennent. En partenariat avec le bureau d’études AID (Villeurbanne) et Lyon Science Transfert (Université de Lyon), nous développerons ensuite une version plus élaborée (V2) qui sera proposée à l’ensemble du réseau consulaire de France. Une extension européenne est également explorée. LoCo a été présenté pour la première fois au Salon de l’Innovation de Lyon le 25/09/07.

Calcul exact de la variance d’une distribution aléatoire de points


Motivés par la quantification de la significativité statistique des mesures d’agglomération ou dispersion des commerces (via l’indice M, voir l’annexe), j’ai entrepris une collaboration avec Julien Michel du Laboratoire de Mathématiques de l’ENS Lyon. Nous sommes parvenus à deux résultats importants, autant du point de vue fondamental que pour les applications de notre logiciel LoCo : le calcul exact de la variance de l’indice M des distributions aléatoires et la démonstration que leur distribution converge vers une loi Normale Annals of Regional Science . Ces deux résultats n’avaient jamais été trouvés pour des indicateurs de distributions spatiales de points. Nos résultats rendent l’indice M intéressant pour de nombreuses applications, car ils permettront d’éviter de longues simulations Monte Carlo, et de rendre le calcul de la significativité possible pour des distributions contenant des millions de points, ce qui est l’ordre de grandeur du nombre de commerces en France.

Scénarios pour la mobilité urbaine



Il s’agit de développer des modèles multi-agents de l’interaction transport-localisations. Nous avons bâti une ville modèle très stylisée, intégrant uniquement le coût du transport pour se rendre à son lieu de travail situé au centre de la ville. Nous avons alors donné des stratégies d’action à deux types d’acteurs (propriétaires et locataires) pour retrouver le coût du logement en fonction de la distance au centre (publication soumise à JASSS). Ce projet a donné lieu à deux stages du DEA de physique théorique de l’ENS Lyon. En collaboration avec Florence Goffette-Nagot, du GATE, la thèse de John McBreen développe un modèle multi-agents de la dynamique du marché immobilier. Ces travaux ont été présentés lors des journées d'économie spatiale en juin dernier




Modèles physiques simples de la congestion


(collaboration avec E Bertin, laboratoire de physique de l’ENS Lyon). Nous avons modélisé la congestion par une approche multi-agent avec John McBreen et Fabrice Marchal (communication à la conférence AAMAS au Japon). En collaboration avec Eric Bertin, nous souhaitons analyser mathématiquement les résultats obtenus, au besoin en simplifiant le modèle de départ. Nous essaierons de nous rapprocher de modèles bien établis en physique statistique, comme par exemple le modèle d’Ising à deux températures (travaux de Z Racz).

Calcul exact des équilibres de Nash du modèle de Hotelling en deux dimensions

 

En collaboration avec H Larralde (UNAM, Mexico) et Juliette Stehlé (étudiante M1 de physique à l'ENS Lyon), nous avons calculé de manière exacte, pour la première fois, les équilibres de Nash pour le modèle de Hotelling à deux dimensions travaux (publication parue dans Regional Science and Urban Economics ). Nous avons également étudié qualitativement les solutions pour comprendre pourquoi la différentiation ne se fait que sur une dimension.

Analyse des indicateurs bibliométriques des chercheurs du CNRS


En ce moment, on assiste à un renouveau du débat sur l’utilisation des indicateurs bibliométriques pour l’évaluation des chercheurs. En témoigne une lettre récente du CN du CNRS (http://www.cnrs.fr/comitenational/cpcn/motions/cpcn_071002.pdf). L’indice « h » proposé par le physicen J Hirsch en 2005 commence à être largement utilisé pour évaluer les chercheurs, y compris par certaines sections du CN. Nous avons utilisé des données fournies par la DRH du CNRS et une méthode originale de filtrage des données bibliométriques issues du Web of Science, en collaboration avec JB Rouquier, étudiant en informatique à l’ENS Lyon. Nous avons alors pu comparer les promotions réelles (CR1 -> DR2 et DR2 -> DR1) aux prédictions tirées d’un modèle statistique utilisant les indices bibliométriques. Cela nous a permis d’étudier la performance relative des principaux indicateurs bibliométriques (quel est le meilleur indicateur ?) ainsi que leur performance absolue (le meilleur indicateur est-il vraiment bon ?). Notre conclusion est qu’il subsiste des différences très importantes entre les promotions décidées par les pairs et celles issues d’une « objectivité mécanique » alimentée par les indicateurs. Sachant que les indicateurs souffrent d’un grand nombre de défauts très connus, il ne semble pas raisonnable de les utiliser comme critère principal de promotion… ( article paru dans Scientometrics, 2008)

Pratiques de vulgarisation des chercheurs du CNRS


Qui vulgarise au CNRS?
Un résumé des statistiques sur l'activité de vulgarisation des chercheurs du CNRS, présentées le 12 février 2007 dans le cadre du colloque Sciences et Société au CNRS . L'article définitif est paru dans JCom, octobre 2007 .

Autres travaux à l'interface physique et économie



- par recuit simulé, l'ordre optimal de réalisation d'un programme d'autoroutes version NON DEFINITIVE en pdf.

- pourquoi certains types de magasins s'agglomèrent-ils dans les villes ? version NON DEFINITIVE en pdf , paru dans Physica A. Store agglomeration in towns pdf , published in Physica A.
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Mon CV
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Quelques publications dans arXiv

La liste complète de mes articles (si elle est a jour...)
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Mise en culture des sciences


Quelques articles récents de vulgarisation ou critique de science


L'histoire des sciences n'est pas un long fleuve tranquille sur quelques livres récents, recension parue dans Le Monde Diplomatique en juin 2010.
Une opinion sur les chercheurs et la vulgarisation parue dans Pour la Science.
Une chronique "Déchiffrage" sur la vitesse des voitures et vélos parue dans La Recherche
Quel est le savoir des physiciens? Un texte à paraître dans "Les lieux de savoir" dirigé par Christian Jacob.

Cours

Vous pouvez consulter les cours de physique et d'épistémologie donnés dans le cadre de la formation continue de l'ENSSIB

Vulgarisation "réaliste" de la physique de la matière





"Entrer en matière. Les atomes expliquent-ils le monde?", le livre de "vulgarisation réaliste" sur la vision scientifique de la matière. La version poche est sortie récemment dans la collection Points-Science). Pour vous faire une idée, plusieurs solutions :

-- lire l'introduction

-- read the introduction

-- écouter une interview faite par Dominique Lapointe de Radio-Canada (Les années lumière) le dimanche 22 avril avec Real Player. (au besoin, téléchargez-le sur le site de real.com : version gratuite en bas de leur page).

-- Read the review by Nature (June 7, 2001)

-- Un texte de prospective sur les sciences , inspiré de ce point de vue sur la matière.

Les cafés des sciences





La page du Café des Sciences de Lyon et un article aprésentant les cafés paru dans Le Monde en décembre 1998.

La présentation des cafés juniors à Newcastle (mai 2004)

También puede leer una presentación de los cafés en español, publicada en el diario Argentino Página/12 en setiembre 2001.

Ou les articles sur les simulations ab initio ou sur le desordre, parus dans La Recherche

Ou encore les (très) anciennes chroniques de
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Mes travaux (anciens) en croissance des nanostructures




L'article de synthèse sur le dépot d'agrégats (Reviews of Modern Physics, 1999) PostScript (.ps.gz) ou PDF
A more recent review published in the Encyclopedia of Nanotechnology : proofs! for a first look, but respect the copyright...
A recent paper : PRB on gold diffusion on graphite
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Logiciel de simulation de la croissance développé a Lyon

Software for simulating the growth of thin films (english version) **************************************


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