[1] 2.3 3.6 1.1 2.4 2.5 10.2
[1] "Paris" "Lyon" "Marseille"
[1] TRUE FALSE FALSE TRUE TRUE
2) Manipuler des objets avec R
ISIG, UMR 5600 EVS
2024-10-01
Nous avons vu dans la section précédente comment créer des objets très simples et comment les assigner à un environnement.
Il y a en fait une multitude de types d’objets possibles dans R. Ici nous allons aborder
On appelle vecteur toute séquence d’éléments de même type, par exemple:
v1=
2.3 3.6 1.1 2.4 2.5 10.2 5.1 2.0
v2=
"Paris" "Lyon" "Marseille" "Rennes" "Montpellier"
ou v3=
TRUE FALSE FALSE TRUE TRUE
On peut également créer des vecteurs correspondant à:
ou bien:
Les vecteurs peuvent être de classes différentes selon le type de valeurs qu’ils contiennent (par contre toutes les valeurs d’un vecteur sont supposées être d’un même type).
Ils peuvent par exemple être de mode
Il peut arriver que certaines valeurs d’un objet soient non renseignées. En R, ces valeurs s’écrivent NA (pour not available).
Par exemple:
Les facteurs ressemblent généralement à des vecteurs de mode caractère, à la nuance près qu’ils comprennent généralement plusieurs niveaux, comme par exemple
[1] date1 date1 date1 date2 date2 date2
Levels: date1 date2
[1] "date1" "date2"
La nuance entre vecteurs et facteurs est importante pour un certain nombre de fonctions implémentées dans R, il est donc assez souvent nécessaire de convertir les vecteurs en facteurs et inversement.
Une liste est un assemblage d’objets qui peuvent être de natures et/ou de tailles différentes. Par exemple, la liste l1
$sites
[1] "Paris" "Lyon"
$nb
[1] 1100 332 52 532 33 66 22 114
rassemble un vecteur de taille 2 et un vecteur de taille 8 au sein d’un même objet.
En pratique, de nombreuses fonctions de R renvoient un objet de type liste (par exemple, un objet “régression linéaire”, renvoyé par la fonction lm, comprend entre autres choses un vecteur de coefficients de la régression et un vecteur de résidus de la régression (donc deux vecteurs de tailles différentes).
Comme une matrice, un tableau de données compte plusieurs lignes et colonnes. En revanche, les colonnes (ou variables) d’un tableau de données peuvent être de types différents, et sont nommées.
Voici comment créer un tableau de données (tibble) sous R, en assemblant plusieurs vecteurs de même taille:
t1 <- tibble::tibble(Espece = c("Chien","Dauphin",
"Chat","Eponge"),
Nom = c("Lassie","Flipper",
"Garfield","Bob"),
Date = c(1940,1964,1978,1999))
t1| Espece | Nom | Date |
|---|---|---|
| Chien | Lassie | 1940 |
| Dauphin | Flipper | 1964 |
| Chat | Garfield | 1978 |
| Eponge | Bob | 1999 |
Remarque: les objets de type data.frame sont comparables aux tibbles, avec quelques différences notamment liées au typage des variables et à l’affichage.
Pour interroger R quant au type (vecteur, facteur, tableau, matrice, etc.) ou au mode (numérique, caractère, logique, etc.) d’un objet, on utilise les fonctions de type **is.___**.
Par exemple:
On peut convertir un objet d’un type ou mode à un autre en utilisant les fonctions de type as.______. Par exemple,
convertit le vecteur v6 en facteur pour créer v6f.
On peut s’intéresser à une partie d’un objet, par exemple un ou plusieurs éléments d’un vecteur ou d’un facteur.
Pour le i\(^{eme}\) élément d’une liste on utilise des double crochets, ou bien le nom de l’élément auquel on s’intéresse:
Pour la j\(^{eme}\) variable d’un tableau on utilise des double crochets, ou bien le nom de la variable à laquelle on s’intéresse:
! (négation), & (et logique), | (ou logique)
Ils permettent de vérifier si une proposition est vraie ou non.
Nous avons d’ores et déjà utilisé un certain nombre de fonctions, comme
Toutes les fonctions que nous avons utilisées jusqu’à présent sont définies sur le package de base de R.
Les fonctions sont des objets qui ont toutes un point commun: elles s’écrivent avec des parenthèses, dans lesquelles l’utilisateur précise la valeur des arguments si besoin est.
Les arguments peuvent être obligatoires (la fonction ne peut pas fonctionner si ces arguments ne sont pas fournis par l’utilisateur) ou au contraire optionnels. Par exemple, dans
[1] "Traitement Textuel R Analyse"
[1] "Traitement;Textuel;R;Analyse"
L’argument sep est optionnel, avec une valeur par défaut qui correspond à ” ” (pour la fonction paste0() le séparateur par défaut est ““).
Le fichier d’aide associé à une fonction est toujours structuré de la même manière. Sans trop détailler, voici les parties qui me semblent les plus importantes…
Détails et References permettent en outre d’expliquer les détails de la méthode et éventuellement de citer la ou les publications associées à la méthode/fonction ou package.
Les packages sont des paquets de fonctions visant à réaliser des tâches un peu particulières. L’installation de base de R vous installe, par défaut, un certain nombre de packages (base, methods, stats, graphics, etc.)
Dans la suite de ce cours, nous serons amenés à utiliser le package dplyr qui sert à manipuler des tableaux de données.
Pour être en mesure d’utiliser les fonctions de ce package, il faut:
Vous pouvez également installer et charger les packages en passant par RStudio:
INSTALLATION
Pour télécharger les codes du package sur l’ordi
Pour utiliser un package, vous aurez besoin de l’installer sur votre ordinateur. Cette étape nécessite que vous téléchargiez l’ensemble des fichiers contenant le code du package sur votre ordi. De ce fait, c’est une étape qui nécessite que vous ayiez accès à internet… Par contre, vous n’avez besoin de réaliser cette installation une seule fois (tant que vous ne changez pas d’ordi, ou que vous n’avez pas besoin de mettre à jour le package par exemple).
CHARGEMENT
Pour pouvoir appeler les fonctions en utilisant leur nom