{"id":1211,"date":"2021-07-25T15:22:16","date_gmt":"2021-07-25T14:22:16","guid":{"rendered":"https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/?p=1211"},"modified":"2021-10-04T17:00:53","modified_gmt":"2021-10-04T16:00:53","slug":"le-fripon-un-geographe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/?p=1211","title":{"rendered":"Le Fripon, un g\u00e9ographe ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Si le Fripon a une apparence inoffensive \u2013 il a \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9 du bouffon ou du clown \u2013, ce personnage rus\u00e9, farceur et moqueur remet en cause l\u2019ordre \u00e9tabli. Insaisissable, effront\u00e9e et ambigu\u00eb, cette figure mythique peut \u00e9voquer la g\u00e9ographie par la position de m\u00e9diatrice qu&rsquo;elle tient \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019institutions qui l&rsquo;ignorent, l&rsquo;excluent ou la pr\u00e9c\u00e8dent et son int\u00e9r\u00eat pour ce qu&rsquo;elles d\u00e9laissent. G. Pell\u00e9 (2014) pose ainsi la question suivante : \u00ab le regard g\u00e9ographique se d\u00e9finirait-il par tout ce qu\u2019il n\u2019est pas ? Dans la marge des approches des autres disciplines ? \u00bb (p. 2). <!--more--><\/p>\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">Jung, Kerenyi et Radin (1958) ont racont\u00e9 l\u2019histoire du Fripon chez les Winnebagos. On la retrouve dans toutes les cultures autochtones en Am\u00e9rique du Nord (Uzel, 2009). Le Fripon est \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9 par d\u2019autres noms, comme <em>trickster<\/em>, farceur ou d\u00e9cepteur (mais aussi Premier-N\u00e9, Wakdjunkaga, bouffon, Vieil Homme ou encore Kunu) (Jung, Kerenyi et Radin, 1958 ; L\u00e9vi-Strauss, 1958 ; Makarius, 1969 ; Paulme, 1975 ; Dorly, 2007). Provenant du moyen fran\u00e7ais, le d\u00e9cepteur d\u00e9note celui qui trompe ou trahit. Mais le terme \u00ab n\u2019offre aucune nuance p\u00e9jorative, le mensonge n\u2019est pas condamnable en soi ; et quel public ne s\u2019enchantera de voir le faible triompher du fort, Guignol rouler le commissaire ? \u00bb (Paulme, 1975, p. 569). Son caract\u00e8re \u00e9quivoque en fait un m\u00e9diateur. Cette fonction m\u00e9diatrice explique pourquoi chacune de ses qualit\u00e9s appelle syst\u00e9matiquement son oppos\u00e9 : le bienfaiteur se montre aussi malintentionn\u00e9. Le <em>trikster<\/em> entretient \u00ab quelque chose de la dualit\u00e9 qu\u2019il a pour fonction de surmonter \u00bb (L\u00e9vi-Strauss, 1958, p. 251). Souvent incarn\u00e9 par le coyote ou le corbeau, il se place ainsi par exemple entre la vie et la mort, entre les herbivores et les pr\u00e9dateurs (plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 des charognards). Le Fripon conserve au groupe social comme \u00e0 l\u2019individu la m\u00e9moire de leurs \u00e9tats ant\u00e9rieurs (Dorly, 2007).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Trois modalit\u00e9s d&rsquo;\u00eatre au monde<\/h2>\n\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">En parcourant le vaste monde, le Fripon le s\u00e9mantise par la lecture, l\u2019\u00e9criture et l\u2019\u00e9change&nbsp;; il t\u00e9moigne ainsi des trois postures arch\u00e9typales qu\u2019impliquent les <em>e-motion-scapes<\/em>. Premi\u00e8rement, il <em>lit<\/em> le monde o\u00f9 il rencontre tous les poissons imaginables&nbsp;: \u00ab&nbsp;le <em>sitcugera<\/em>, le <em>hogagira<\/em>, le poisson-buffle, le poisson aux nageoires rouges, le <em>hodjagera<\/em>, le <em>howiregera<\/em>, le <em>homingera<\/em>, le <em>citcgagera<\/em>, le <em>hopagura<\/em>, le <em>wirara<\/em>, le <em>tcatutcgera<\/em>, l\u2019anguille, le chabot \u00bb (Jung, Kerenyi et Radin, 1958, p. 25). Le Fripon remplit de sens ce qui nous environne, en distinguant des formes et en les d\u00e9signant. En effet, il donne lui-m\u00eame un nom aux choses, par exemple en proclamant : \u00ab\u00a0Ceci, les hommes le nommeront n\u00e9nuphar. (\u2026) Ceci, les hommes le nommeront pomme de terre. Ceci, les hommes le nommeront navet. Ceci, les hommes le nommeront artichaut. Ceci, les hommes le nommeront haricot nain. Ceci, les hommes le nommeront \u00e9rythrone. Ceci, les hommes le nommeront acanthe. Ceci, les hommes le nommeront riz. (\u2026) Ceci, les hommes le nommeront lis des \u00e9tangs\u00a0\u00bb (Jung, Kerenyi et Radin, 1958, p. 65). Le Fripon est le h\u00e9ros civilisateur qui remplit l\u2019\u00e9tendue vide pour en faire un espace&nbsp;; il informe le monde au sens o\u00f9 il met en forme la substance. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">Deuxi\u00e8mement, le Fripon ne reste pas passif. A la fois cr\u00e9ateur et destructeur, il <em>\u00e9crit<\/em> le monde&nbsp;; il am\u00e9nage la terre et se transforme \u00ab&nbsp;en un bienfaiteur conscient, non seulement de l\u2019homme, mais de la nature&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;122). Toutes ces plantes, il les a cr\u00e9\u00e9es de telle sorte qu\u2019elles seront utiles aux humains. H\u00e9ros civilisateur ou transformateur, lui-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u dans le but d\u2019an\u00e9antir les mauvais esprits qui tourmentent les soci\u00e9t\u00e9s humaines, rendant ainsi le monde habitable aux humains. Le cycle du Fripon comprend \u00ab&nbsp;la cr\u00e9ation du feu, du briquet, du tabac, des aliments et des plantes les plus importantes qui servent \u00e0 l\u2019homme&nbsp;; la coordination du rythme des saisons et ses conditions atmosph\u00e9riques&nbsp;; l\u2019attribution des fonctions appropri\u00e9es, non destructrices aux forces de la nature&nbsp;; la d\u00e9livrance du monde des monstres, des d\u00e9mons et des g\u00e9ants qui l\u2019infestaient (\u2026)&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;143). Il d\u00e9barrasse le fleuve Mississipi des Esprits de l\u2019Eau et des tourbillons qui constituent autant d\u2019obstacles aux Indiens et \u00e0 leurs d\u00e9placements en cano\u00eb pour qu\u2019ils puissent s\u2019installer sur les berges et avoir une existence heureuse. \u00ab&nbsp;Tout en marchant, il tuait et mangeait toutes les cr\u00e9atures qui ont coutume de molester l\u2019homme&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;84). Le mythe est anthropocentr\u00e9. Le Fripon l\u2019explique \u00e0 la chute d\u2019eau qui refuse de s\u2019en aller&nbsp;: \u00ab&nbsp;je te dis que la terre a \u00e9t\u00e9 faite pour l\u2019homme, afin qu\u2019il vive dessus et tu le d\u00e9rangerais si tu restais ici. Je suis venu sur cette terre pour y cr\u00e9er un ordre nouveau&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;84-85). <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">Troisi\u00e8mement, le Fripon <em>\u00e9change<\/em> avec le monde. Le r\u00e9cit souligne \u00e0 maintes reprises combien le Fripon d\u00e9borde de d\u00e9sirs et d\u2019\u00e9motions&nbsp;; sa faim est d\u00e9vorante. Il peine \u00e0 ma\u00eetriser ses impulsions tant \u00ab&nbsp;il aim[e] toutes les choses&nbsp;\u00bb (p.&nbsp;127). <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un g\u00e9ographe libertaire ?<\/h2>\n\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">Le fripon est-il g\u00e9ographe&nbsp;? La g\u00e9ographie a-t-elle quelque chose \u00e0\nvoir avec la figure du Fripon&nbsp;? Il est identifi\u00e9 \u00e0 la faveur d\u2019un petit\nnombre de caract\u00e9ristiques&nbsp;: sa naissance impure, sa propension \u00e0 la\nsubversion, la d\u00e9fense des humains et la promotion de la civilisation. L\u2019int\u00e9r\u00eat\ng\u00e9ographique pour les fripes des institutions \u00e9tablies \u00e9voque la naissance\nimpure du <em>trickster<\/em>. La\ng\u00e9omorphologie s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e en particulier aux formations superficielles et\naux model\u00e9s qui g\u00eanaient la g\u00e9ologie. La g\u00e9ographie s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019actualit\u00e9\net \u00e0 la p\u00e9riode la plus r\u00e9cente de l\u2019histoire, celle o\u00f9 les historiens s\u2019\u00e9panouissent\nle moins ais\u00e9ment. Les g\u00e9ographes placent les humains et leurs actions au\ncentre de leurs r\u00e9flexions sur l\u2019environnement et leur reconnaissent des\ninfluences tant positives que n\u00e9gatives. Plus facilement que beaucoup d\u2019\u00e9cologues,\nils installent les soci\u00e9t\u00e9s humaines \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du syst\u00e8me, cessant ainsi de\nne les appr\u00e9hender que comme un for\u00e7age externe. Dans le m\u00eame sens, au\ncontraire des sciences sociales qui apparaissent comme les mieux install\u00e9es, l\u2019activit\u00e9\ndes actants inhumains int\u00e9resse la g\u00e9ographie dans la m\u00eame mesure que celle des\nacteurs humains. Voil\u00e0 quelques exemples qui soulignent un souci g\u00e9ographique\npour le mineur, le minoritaire, la nouveaut\u00e9, l\u2019inattendu, la mutation, le\nmarginal, l\u2019exclu, l\u2019asocial\u2026 Les g\u00e9ographies radicale et critique se\nfont-elles friponnes&nbsp;? Le Fripon pr\u00e9sente aussi une dimension\na(nti)sociale et subversive. \u00ab&nbsp;Je veux parcourir le monde et aller voir\nles hommes, car j\u2019en ai assez de rester plus longtemps ici. J\u2019avais l\u2019habitude\nde courir paisiblement le monde et ici, je n\u2019ai que des d\u00e9sagr\u00e9ments&nbsp;\u00bb (Jung,\nKerenyi et Radin, 1958, p.&nbsp;119). Il ne respecte syst\u00e9matiquement ni les\ncoutumes ni les usages h\u00e9rit\u00e9s de l\u2019histoire&nbsp;\u2013 gu\u00e8re plus que l\u2019ensemble\ndes normes \u00e9tablies de l\u2019ordre social. Le Fripon se pose ainsi en ami des\nhumains&nbsp;\u2013 de tous les humains&nbsp;\u2013, ouvrant \u00e0 la p\u00e9rennisation de l\u2019humanit\u00e9\net \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la condition humaine. Son action contribue au\nd\u00e9passement du d\u00e9terminisme, en s\u2019affranchissant des injonctions\nenvironnementales et socio-historiques. Le <em>trickster<\/em>\ntranche dans la querelle de l\u2019humain habitant et am\u00e9nageur. Le Fripon et le\ng\u00e9ographe se retrouvent dans une soif de connaissance tout azimut qui leur\nconf\u00e8re une capacit\u00e9 de comprendre ce qui les entoure et donc de se poser comme\ndes m\u00e9diateurs, des intercesseurs, des messagers ou des diplomates. Le Fripon\nreste en contact \u00e9troit avec la nature&nbsp;: \u00ab&nbsp;tout en marchant nonchalamment,\nil [le Fripon] nommait \u00ab\u00a0petit fr\u00e8re\u00a0\u00bb tous les objets du monde, lorsqu\u2019il\nleur adressait la parole. Lui et tous les objets du monde se comprenaient, car\nils parlaient vraiment la m\u00eame langue&nbsp;\u00bb (Jung, Kerenyi et Radin, 1958, p.\n17).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:justify\">Jung voit dans le Fripon un arch\u00e9type pr\u00e9sent en chacun de nous (Dorly, 2007). Ses contradictions rappellent la tension inh\u00e9rente \u00e0 la structure tri-partite des <em>emotionscapes<\/em> \u2013  le d\u00e9tachement de la lecture, la domination par l&rsquo;\u00e9criture et la d\u00e9pendance dans l&rsquo;\u00e9change \u2013  qui est \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans les collectifs comme dans le psychisme individuel : le Fripon met en relation et permet le dialogue int\u00e9rieur. De m\u00eame, en s&rsquo;int\u00e9ressant aux cat\u00e9gories subalternes et en adoptant une posture de m\u00e9diatrice, la g\u00e9ographie peut favoriser la d\u00e9lib\u00e9ration morale et politique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/DSCF3738-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1231\" srcset=\"https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/DSCF3738-683x1024.jpg 683w, https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/DSCF3738-200x300.jpg 200w, https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/DSCF3738-768x1152.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption> Un vallon en Vanoise, dans les Alpes du Nord (clich\u00e9 : Le Lay Y.-F., 2014) <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si le Fripon a une apparence inoffensive \u2013 il a \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9 du bouffon ou du clown \u2013, ce personnage rus\u00e9, farceur et moqueur remet en cause l\u2019ordre \u00e9tabli. 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