{"id":888,"date":"2015-01-14T17:03:20","date_gmt":"2015-01-14T16:03:20","guid":{"rendered":"http:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/?p=888"},"modified":"2020-02-05T15:14:36","modified_gmt":"2020-02-05T14:14:36","slug":"pour-une-cinquieme-dimension-du-systeme-fluvial","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/perso.ens-lyon.fr\/yves-francois.le-lay\/?p=888","title":{"rendered":"Pour une cinqui\u00e8me dimension du syst\u00e8me fluvial"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Les mots portent un noyau s\u00e9miotique dont leurs usagers ne peuvent se d\u00e9faire. Impossible de s&rsquo;en d\u00e9barrasser. Les tentatives pour infl\u00e9chir cette signification (partag\u00e9e et durable) restent vou\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec ou proc\u00e8dent de la tyrannie. Ainsi en va-t-il de la restauration. Rien n&rsquo;y fait, le radical est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 du pr\u00e9fixe <em>re<\/em>-. Les programme de restauration r\u00e9parent un environnement d\u00e9grad\u00e9, recherchent un paradis perdu, renouent avec les plaisirs de la nature originelle. La restauration est motiv\u00e9e par un \u00e9cart diff\u00e9rentiel d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9 entre un milieu actuellement observ\u00e9 et un milieu de r\u00e9f\u00e9rence historique ou distant de plus grande valeur. Affirmer cette r\u00e9f\u00e9rence disparue, c&rsquo;est d\u00e9noncer les travaux des soci\u00e9t\u00e9s humaines, mettre en doute les progr\u00e8s de l&rsquo;humanit\u00e9 et r\u00e9v\u00e9ler un penchant r\u00e9actionnaire. Aussi est-il tentant d&rsquo;utiliser d&rsquo;autres mots. Chassez ce naturel que je ne saurais voir&nbsp;! Mais il revient au galop. Restauration, r\u00e9habilitation, revitalisation, renaturation, requalification. Toujours et encore ce pr\u00e9fixe&nbsp;! S&rsquo;agit-il bien de revenir en arri\u00e8re ?<!--more--><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Entretien et restauration : de l&rsquo;usage \u00e0 la perturbation<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;entretien implique des t\u00e2ches r\u00e9guli\u00e8res, peu co\u00fbteuses. C&rsquo;est un effort du quotidien, qui vise \u00e0 p\u00e9renniser un syst\u00e8me (socio-environnemental) au moyen d&rsquo;usages concrets, spatialis\u00e9s, partag\u00e9s, collectifs, durables&#8230; Le dispositif juridique oblige le propri\u00e9taire riverain \u00e0 entretenir le lit des cours d\u2019eau non domaniaux et la v\u00e9g\u00e9tation de leurs berges par des travaux qui demandent des savoir-faire (curage, d\u00e9broussaillage, \u00e9lagage). L\u2019effort r\u00e9current de l\u2019entretien n\u2019a rien \u00e0 voir avec la restauration qui d\u00e9signe des op\u00e9rations lourdes et exigeantes en argent, en \u00e9nergie et en information. Plut\u00f4t que de former, il s&rsquo;agit de r\u00e9former&nbsp;! Le syst\u00e8me socio-environnemental actuel ne convient plus. Il faut en changer. Cette transformation requiert une d\u00e9bauche d&rsquo;activit\u00e9. La restauration consiste donc en une perturbation. Elle vise \u00e0 mettre le syst\u00e8me en crise, le bouleverser au-del\u00e0 de ses capacit\u00e9s de r\u00e9sistance et m\u00eame, si possible, de r\u00e9silience. Pour changer de syst\u00e8me, il faut perturber l&rsquo;\u00e9quilibre actuel et y substituer un autre \u00e9quilibre, mieux valoris\u00e9, historique, plus naturel. Mais de quelle nature s&rsquo;agit-il&nbsp;? Quelle nature d\u00e9sirons-nous vraiment&nbsp;?<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Les natures de la restauration<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La naturalit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le syst\u00e9matiquement un regard bipolaire. L&rsquo;environnement est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;aune de son degr\u00e9 d&rsquo;anthropisation. La nature se montre sauvage, entretenue ou am\u00e9nag\u00e9e. La naturalit\u00e9 est dans le regard de l&rsquo;observateur qui \u00e9value ce qui l&rsquo;entoure au moyen d&rsquo;une \u00e9thique de ses relations \u00e0 l&rsquo;environnement. La nature sauvage proc\u00e8de d&rsquo;une volont\u00e9 de vivre <em>pour<\/em> elle, la nature entretenue de vivre <em>avec<\/em> elle et la nature am\u00e9nag\u00e9e de vivre <em>contre<\/em> elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On retombe ici sur des visions classiques de la g\u00e9ographie. Le Lannou et George se sont disput\u00e9s sur les th\u00e8mes de \u00ab\u00a0l&rsquo;homme habitant\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0l&rsquo;homme am\u00e9nageur\u00a0\u00bb. Les approches rousseauiste (h\u00e9donique) et prom\u00e9th\u00e9enne s&rsquo;opposent d&rsquo;une mani\u00e8re semblable. L&rsquo;une promeut la <em>wilderness<\/em>, l&rsquo;autre la satisfaction des besoins des soci\u00e9t\u00e9s humaines. Entre les deux, l&rsquo;approche pastorale ou arcadienne s&rsquo;efforce de concilier les valeurs en recourant \u00e0 des usages. Quelques notions cristallisent des moments du gradient d&rsquo;implication humaine : ma\u00eetrise, partenariat, participation&#8230; Les d\u00e9fenseurs de la nature ont pr\u00e9cocement discut\u00e9 de ce degr\u00e9 d&rsquo;implication, se partageant entre pr\u00e9servation et protection.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">De la restauration \u00e0 l&rsquo;instauration<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux paradigmes de la restauration se sont structur\u00e9s, l&rsquo;un \u00e9cocentr\u00e9 l&rsquo;autre anthropocentr\u00e9. Le premier vise \u00e0 restaurer ce qui a \u00e9t\u00e9 perdu. Le second consid\u00e8re plus volontiers les fonctions de la nature et d\u00e9finit des objectifs en relation avec la \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb sociale. Ces deux paradigmes ont leurs effets pervers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le paradigme \u00e9cocentr\u00e9 est r\u00e9actionnaire&nbsp;; il \u0153uvre \u00e0 la restauration des caract\u00e9ristiques d&rsquo;une nature r\u00e9volue. Or le naturel est mouvant, labile, changeant, \u00e9volutif, en mutation constante. Restaurer, c&rsquo;est fixer, stabiliser, fossiliser un environnement. Bien souvent, ce paysage est celui des campagnes d&rsquo;Europe occidentale encore dens\u00e9ment occup\u00e9es et quotidiennement travaill\u00e9es, celles du XIXe si\u00e8cle. Ce paysage m\u00e9moris\u00e9 et rem\u00e9mor\u00e9 proc\u00e9dait d&rsquo;usages partag\u00e9s par des communaut\u00e9s locales qui se sont d\u00e9structur\u00e9es, notamment apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale. Les usages se sont perdus, et avec eux les cours d&rsquo;eau et leur v\u00e9g\u00e9tation rivulaire parfaitement entretenue. Aveugl\u00e9 par le r\u00eave \u00e9blouissant d&rsquo;une nature retrouv\u00e9e, le restauration m\u00e9conna\u00eet le travail tout en finesse de l&rsquo;entretien et de l&rsquo;usage. Autant l&rsquo;\u00e9lagage r\u00e9gulier d&rsquo;une haie de saules stabilisant une berge de rivi\u00e8re contribue \u00e0 enrichir les diversit\u00e9s sp\u00e9cifique et \u00e9cosyst\u00e9mique de la plaine d&rsquo;inondation, autant la coupe brutale des branches d&rsquo;un ancien fr\u00eane t\u00eatard, apr\u00e8s quinze ans de croissance spontan\u00e9e, s&rsquo;av\u00e8re traumatisante pour l&rsquo;arbre. Cet exemple est symptomatique d&rsquo;un penchant fixiste et paysager qui fait primer la forme sur le processus. A d\u00e9faut de ne pouvoir restaurer les processus et les usages r\u00e9volus, contentons-nous de restaurer les formes. La restauration se fait alors jardinage. Dans une dynamique postmoderne, elle se construit une hyper-r\u00e9alit\u00e9, une r\u00e9alit\u00e9 plus r\u00e9elle que la r\u00e9alit\u00e9, un peu comme dans un parc d&rsquo;attraction qui alterne les tableaux architecturaux en renouant avec les vues du pass\u00e9. Le restaurateur jouit des sensations que son corps lascif ou actif lui procure dans un environnement originel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le paradigme anthropocentr\u00e9 pr\u00eate \u00e9galement le flanc \u00e0 la critique. En substituant ses besoins \u00e0 ceux de son environnement, l&rsquo;humanit\u00e9 s&rsquo;extrait de la nature, se place au-dessus d&rsquo;elle. Tout aussi insatisfaite de son cadre de vie actuel, elle tourne ses yeux vers l&rsquo;avenir, plut\u00f4t que vers le pass\u00e9. S&rsquo;agit-il encore de restauration \u00e9cologique ? C&rsquo;est douteux. En d\u00e9finissant des objectifs, elle s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 instaurer un nouvel ordre environnemental. Ce projet n&rsquo;aspire gu\u00e8re \u00e0 une restauration, mais \u00e0 une instauration \u00e9cologique. A l&rsquo;\u00e9coute d&rsquo;eux-m\u00eames, les instaurateurs cherchent \u00e0 actualiser leurs valeurs. Le risque d&rsquo;une normalisation est \u00e0 craindre. En effet, les besoins \u00e0 satisfaire restent en nombre limit\u00e9. Cet interventionnisme ne laisse gu\u00e8re de place \u00e0 l&rsquo;impr\u00e9vu, \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9. Cela dit, m\u00eame en nombre limit\u00e9, les int\u00e9r\u00eats restent pluriels et potentiellement antagonistes. L&rsquo;effort des instaurateurs consiste alors \u00e0 draper le devoir de gestion int\u00e9gr\u00e9e dans une \u00e9thique vertueuse en pr\u00f4nant la conciliation des int\u00e9r\u00eats et la multifonctionnalit\u00e9 des espaces de nature. Mais c&rsquo;est un leurre. Toutes les pratiques ne sont pas conciliables. Le choix est politique, la d\u00e9viance bannie, le conformisme dominateur. La nature est model\u00e9e \u00e0 taille humaine.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">La cinqui\u00e8me dimension : la valeur des objets de nature<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux paradigmes se l\u00e9gitiment gr\u00e2ce \u00e0 la demande de la soci\u00e9t\u00e9. Or la soci\u00e9t\u00e9 ne demande rien. Bien souvent, elle ne se positionne que pour signaler son d\u00e9saccord \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard d&rsquo;un projet. Tout au plus la soci\u00e9t\u00e9 a-t-elle quelques attentes mal formul\u00e9es. Le tacite domine l&rsquo;explicite ici. La formulation pr\u00e9cise d&rsquo;une demande sociale cache le plus souvent une instrumentalisation et une institutionnalisation. Des associations pro-environnementales instrumentent la demande sociale pour infl\u00e9chir la gestion des ressources, des esp\u00e8ces et des espaces. Ce jeu souligne que l&rsquo;opposition nature-culture peut \u00eatre d\u00e9pass\u00e9e en r\u00e9injectant de l&rsquo;humain dans l&rsquo;environnement, autrement dit en compl\u00e9tant les quatre dimensions traditionnelles (longitudinale, transversale, verticale et temporelle) de l&rsquo;hydrosyst\u00e8me par la valeur. Cette dimension humaine reconna\u00eet ses niveaux de r\u00e9alit\u00e9 physico-chimique et biologique ; comme les dimensions spatiale et temporelle, elle se montre sensible \u00e0 la multiscalarit\u00e9. Les \u00e9chelles actorielles donnent autant d&rsquo;importance \u00e0 l&rsquo;individu, au groupe, \u00e0 la communaut\u00e9, \u00e0 la nation, \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9. Reconna\u00eetre la diversit\u00e9 des facteurs psycho-affectif et socioculturel implique de penser la rivi\u00e8re, comme peuvent l&rsquo;\u00eatre la ville ou tout autre probl\u00e8me public.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;environnement comme probl\u00e8me public<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nature fait l&rsquo;objet de controverses semblables aux autres probl\u00e8mes publics. Diff\u00e9rentes probl\u00e9matisations s&rsquo;affrontent au sein d&rsquo;ar\u00e8nes sociales. Les instances entrepreneuriales, expertes, politiques et juridiques jouent des coudes pour imposer leur point de vue. Aussi est-il vain de chercher \u00e0 d\u00e9finir la Restauration avec un grand R : force est de reconna\u00eetre et d&rsquo;accepter la pluralit\u00e9 des projets socio-environnementaux. Sectoriser la gestion environnementale, c&rsquo;est s&rsquo;adapter aux sp\u00e9cificit\u00e9s territoriales plut\u00f4t que d&rsquo;imposer une conception uniforme et normalis\u00e9e de la nature et de la naturalit\u00e9 \u00e0 la faveur d&rsquo;une \u00e9thique tyrannique et mutilante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme tout objet identifi\u00e9, reconnu, d\u00e9nomm\u00e9 et appropri\u00e9 socialement, la rivi\u00e8re se caract\u00e9rise par une dimension humaine dont il convient de d\u00e9gager la signification, le sens et la valeur. Trois isotopies de la lecture de la rivi\u00e8re structurent cette s\u00e9miotique environnementale, celles du beau, du bon et du bien, c&rsquo;est-\u00e0-dire respectivement celles de l&rsquo;esth\u00e9tique, du rationnel et du politique. Le signifi\u00e9 des objets de nature peut varier d&rsquo;un groupe \u00e0 l&rsquo;autre. Des d\u00e9finitions et des interpr\u00e9tations diff\u00e9renci\u00e9es probl\u00e9matisent la situation, suscitent l&rsquo;\u00e9mergence de probl\u00e8mes sociaux et partant alimentent les controverses socio-environnementales. Ces controverses garantissent le fonctionnement d\u00e9mocratique de la communaut\u00e9 en la pr\u00e9servant non seulement de l&rsquo;ignorance mais aussi de la tyrannie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les mots portent un noyau s\u00e9miotique dont leurs usagers ne peuvent se d\u00e9faire. Impossible de s&rsquo;en d\u00e9barrasser. Les tentatives pour infl\u00e9chir cette signification (partag\u00e9e et durable) restent vou\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec ou proc\u00e8dent de la tyrannie. 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