Parcours

Expériences professionnelles

Enseignement supérieur

  • Depuis 2009 – Maître de conférences à l’Ecole normale supérieure de Lyon
  • 2008-2009 – ATER à l’Ecole normale supérieure de Lyon
  • 2004-2006 – ATER à l’Université Lyon 3

Enseignement secondaire

  • 2007-2008 – Enseignant au collège A. de Lamartine de Villeurbanne (69)
  • 2006-2007 – Enseignant au collège H. Longchambon de Lyon (69)
  • 2003-2004 – Enseignant au lycée J. Brel de Vénissieux (69)
  • 2002-2003 – Enseignant au lycée E. Woillez de Montreuil-sur-Mer (62)
  • 2001-2002 – Enseignant stagiaire au lycée E. Herriot de Voiron (38)

Formation

2008 – Prix du jeune chercheur de la Ville de Lyon

Domaine Humanités et Sciences humaines.

2007 – Thèse de doctorat en géographie

Les hommes et le bois en rivière. Pratiques, représentations et stratégies de gestion dans le cadre de l’entretien des cours d’eau (pdf).

G. Barnard, Fontaine Saint-Andéol, Vivarais (détail), in Taylor, Nodier et De Cailleux (1833), Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France. Voyages en Languedoc.

Résumé

Etant donné que la gestion du bois est effectuée dans le cadre de l’entretien des cours d’eau, l’analyse de la motivation à intervenir sur le chenal et les berges des rivières se trouve au cœur de cette étude. La première partie montre combien le bois flottant est devenu un objet de dissension. Les discours défendus par les acteurs de la rivière varient selon leurs intérêts et leurs objectifs. En tant qu’objet social, le bois en rivière est géré au moyen de trois structures de sens collectif : les embâcles de bois comme risque pour les riverains, les usagers et les infrastructures riveraines ; les (macro)déchets flottants comme contrainte pour les activités productives ; les débris ligneux comme atout écologique. Ces différents arguments ont donné une structure bipolaire au schéma informatif qui est sous-jacent à l’attitude envers le bois en rivière. Toutefois, pour satisfaire les demandes sociales, les législateurs requièrent l’entretien des cours d’eau en tentant de concilier l’exigence sécuritaire et le désir de nature. Le discours juridique s’avère normatif, légitimant et performatif.

Dans la deuxième partie, une analyse diachronique souligne que les préoccupations liées au bois en rivière se sont considérablement renouvelées. Les communautés riveraines traditionnelles ont intensément transformé les milieux alluviaux, réduisant les stocks de bois en rivière, diminuant les entrées de bois dans l’hydrosystème et entravant la mobilité des débris ligneux. Constatant l’encombrement des rivières par de nombreux embarras, les autorités n’ont eu de cesse d’en libérer l’écoulement pour favoriser la navigation et le flottage et limiter les risques liés aux crues et aux débordements. L’analyse de la presse quotidienne régionale (PQR) a également confirmé l’hypothèse selon laquelle la situation actuelle consiste en une phase d’instabilité transitionnelle, marquée notamment par un nombre accru d’embâcles.

La troisième partie révèle l’hétérogénéité des cognitions liées au bois en rivière et leur part variable d’un individu à l’autre. Une étude de perception et d’évaluation environnementale a été conduite dans le cadre du paradigme expérimental. Il existe un large consensus transculturel en termes d’évaluation des paysages fluviaux. La rivière idéale est accessible, propre et entretenue. Pour autant, les comparaisons internationales ont permis de relever des contrastes frappants. Les résultats mettent également en valeur le rôle que l’imaginaire collectif et l’éducation environnementale jouent lors de l’entretien, de la réhabilitation et de l’aménagement des cours d’eau.

Mots-clés : bois mort, cours d’eau, entretien, évaluation, paysage, représentation, risque.

2001 – Agrégation externe de géographie