Lyon, ville de choin

Lyon a du choin… D’ailleurs comment l’imaginer sans ? La physionomie des quartiers centraux de l’agglomération lyonnaise doit en effet beaucoup à ce calcaire dur, dont les bancs étaient exploités dans le Haut-Rhône, à proximité du fleuve, et fournissaient des blocs de toute dimension. Des bateaux transportaient facilement la pierre à Lyon et en aval. Si les Romains la connaissaient et l’utilisaient déjà, ce matériau de qualité réapparaît aux XVIIIe siècle et devient la pierre de construction lyonnaise par excellence pendant deux siècles. Malgré quelques caractéristiques visuelles inégalement appréciées, « ses qualités ont permis l’édification de beaux et solides travaux d’art, monuments et immeubles qui sont l’ornement de la ville » (Mazenot, 1936).

Un matériau de qualité

D’âge Bathonien supérieur, la pierre de Villebois, dite également de Montalieu-Vercieu ou de Trept (Mazenot, 1936), est un calcaire compact, légèrement cristallin, à grain fin. Il comporte parfois quelques lentilles ou rognons de silex disposés en lits horizontaux (Fournet, 1844 ; Drian, 1849 ; Demarcq, 1973). Des ammonites fossilisées peuvent s’y trouver. Compact et très dur, le choin résiste aux intempéries comme à l’écrasement. Il pèse 2750 kg au mètre cube et sa résistance à l’écrasement s’élève à 1450 kg par centimètre carré. En conséquence, il se prête tant à la taille qu’au polissage. A Villebois, Amblagnieu ou Parmilieu, les glaciers quaternaires ont parfois travaillé sa surface en lui donnant un bel aspect poli, strié ou cannelé (Falsan et Chantre, 1879).

Choin

Parapet en choin érodé, en rive gauche de la Saône (cliché : Le Lay Y.-F., 2014)

Très présente dans le bâti lyonnais, cette pierre a aussi été utilisé à Chambéry, à Grenoble, à Saint-Etienne, à Givors et à Vienne dans la région Rhône-Alpes, plus loin à Paris (soubassement de la gare Saint-Lazare, une partie de la gare de l’Est), à Montpellier, à Tours, à Marseille, à Angers, et à l’étranger à Genève et même aux Pays-Bas. Exploité comme pierre de taille ou d’appareil, le choin a permis la construction à Lyon de tous les quais du Rhône et de la Saône, les murs des bas-ports et les escaliers. Le matériau se retrouve dans le pont Lafayette (1890) et les piles du pont de l’Université (1903) sur le Rhône, ainsi que dans les piliers des passerelles Saint-Vincent (1832) et Paul Couturier (1853) sur la Saône. Tantôt les immeubles sont intégralement en choin, tantôt seules les portions importantes y recourent, comme les soubassements, les angles, les linteaux, les bandeaux, les frontons, les perrons, les paliers, les marches, les piliers et les balcons. Les édifices publics qui doivent en imposer ont contribué à l’omniprésence du choin, même si ce dernier y est souvent associé à d’autres matériaux : Hôtel-Dieu, Hôtel de Ville, les vingt-quatre colonnes et les façades du Palais de justice historique, le Palais de la Bourse, Opéra, Préfecture, l’Université des quais et des églises (par exemple, la basilique Notre-Dame de Fourvière, l’église Saint-Georges, la primatiale Saint-Jean). Mais, comme souvent, une partie du matériau a été réemployé. Par exemple, selon un ancien titre du chapitre de Fourvière, le choin de la cathédrale Saint-Jean provenait des ruines romaines situées plus haut sur la colline (Drian, 1848).

Justice

Les colonnes du Palais de justice historique de Lyon (cliché : Le Lay Y.-F., 2014)

Une belle pierre ?

L’irrégularité de traces contournées et ramifiées et la dentelle des stylolithes donnent au choin un aspect particulièrement distinctif qui ne permet aucune confusion. Lorsque la roche est intacte, des traînées rameuses se détachent en jaune clair sur les surfaces taillées dont elles égayent la teinte cendrée ou blanc-grisâtre. Mais l’érosion différentielle lui confère une allure vermiculée et bicolore. En effet, les traînées du choin sont formées d’un calcaire plus sensibles aux intempéries dont l’action donne à l’ensemble son aspect caractéristique. Comment expliquer ces traînées ? Reprenant des travaux précédents, Roman (1926) attribue la formation de ces cavités (qui ont ensuite été comblées) à des vers marins perforants. Aujourd’hui, elles restent interprétées comme des terriers creusées, au début de la formation du calcaire, dans le sédiment encore meuble par des organismes fouisseurs vivants sur les fonds marins (Demarcq, 1973 ; Kerrien et Monjuvent, 1990 ; Debard et al., 2012).

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Les traînées rameuses du choin (cliché : Le Lay Y.-F., 2014)

La pierre présente également d’abondantes petites lignes dentelées, comme si le plafond du banc inférieur, plus résistant, avait pénétré dans le plancher d’un banc supérieur (Roman, 1926). Il en est aussi à l’intérieur d’un même banc. Ce sont des « joints stylolithiques, parallèles à la stratification, dont la surface est hérissée de mamelons cannelés et pointus » (David, 1976). Ces petites lignes brisées ne plaisaient guère à Baltard, l’architecte du Palais de justice, qui expliquait l’infériorité de la pierre de Villebois par « des mises ou délits si semblables aux sutures d’un crâne, si déplaisantes au milieu d’un appareil dont les agrégations tendent à se détacher et à former des stries d’apparence d’autant moins supportables qu’elles sont irrégulières » (cité dans Debard et al., 2012).

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La dentelle des joints stylolithiques du choin (cliché : Le Lay Y.-F., 2014)

Tout un monde d’ouvriers

Les blocs étaient tirés de neuf à quinze bancs, bien marqués et constituant une masse de quatre à dix mètres de puissance (Mazenot, 1936), « avec des moyens de plus en plus perfectionnés au fil des temps : coins de bois arrosés, puits creusés à la main, fil de sciage, perforatrices… » (David, 1976). Dans les années 1930, les carrières se montraient bien outillées, disposant notamment d’installations à air comprimé. Après avoir fait sauter à la poudre les portions peu intéressantes, les ouvriers foraient de petits trous en ligne, découpant ainsi des blocs que des coins achevaient de soulever et arracher. A proximité, « des installations de fils hélicoïdaux et des armures de sciage permettent le sciage des blocs ; dans des ateliers annexés aux chantiers d’extraction se font, à la main ou à l’air comprimé, la taille, le bouchardage et le polissage » (Mazenot, 1936).

Villebois

Publicité pour la pierre de Villebois (source : La Construction lyonnaise, 1886, tome IV, n° 21, p. 251)

De grands blocs ou dalles pouvaient ainsi être extraits. Seules les contraintes du transport en limitaient les dimensions. Sur la place de Villebois, un monument à la révolution de 1789 témoigne du potentiel gigantisme des blocs : une statue allégorique de la République domine les alentours depuis le sommet d’une immense obélisque qui a été taillée d’une seule pièce (monolithe) dans le choin.

Villebois

La place et la colonne de Villebois, dans l’Ain (carte postale ayant circulé en 1957)

L’exploitation du choin s’est développée intensivement aux XVIIIe et XIXe siècles, grâce au « travail de 2500 ouvriers dans plus de 50 carrières » (David, 1976). Ces dernières animaient la cluse du Rhône et le plateau, notamment les communes de Saint-Hilaire-de-Brens, de Trept, de Siccieu-Saint-Julien-et-Carisieu, de Charette, de Montalieu-Vercieu, de Porcieu-Amblagnieu et de Parmilieu en rive gauche (Isère) et celles de Serrières-de-Briord, de Villebois et de Sault-Brenaz en rive droite (Ain). Extraite de part et d’autre du fleuve, la pierre était transportée par la voie d’eau rhodanienne et trouvait aisément un débouché sur Lyon et les villes en aval. Puis deux compagnies de chemin de fer ont créé des tronçons spéciaux pour l’expédition des pierres de tailles : le Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) et l’Est de Lyon. Dès 1875, PLM construit un pont sur le Rhône pour desservir les carrières de Montalieu. A partir de 1881, avec la création des gares d’Amblagnieu, de Sous-Amblagnieu et de Montalieu, le chemin de fer de l’Est de Lyon devient un « réseau  industriel réservé au trafic lourd en Petite Vitesse » (Carron, 1948) dont une mission est d’expédier la production des carrières du Bas-Dauphiné. Les ateliers de taille des carrières principales disposent d’embranchements particuliers. Les gares (notamment celle de Montalieu) proposent des quais spéciaux aux carriers qui ne peuvent pas en bénéficier.

CheminFer

Le chemin de fer de l’Est de Lyon (Carron, 1948)

Le choin a également connu un usage moins noble, en fonderie de fonte, où il a servi comme castine, c’est-à-dire comme fondant et comme épurateur pour le minerai de fer. Mazenot (1936) décrit ainsi un site de Saint-Hilaire-de-Brens : « (…) une vaste carrière est ouverte dans le calcaire oolithique. 26 ouvriers du pays, travaillant trois jours par semaine, y extraient la pierre qui, par le chemin de fer dont les voies pénètrent dans les chantiers mêmes, est expédiée aux hauts-fourneaux de Chasse et de Givors ».

Le choin est resté « présent dans de nombreux immeubles de rapport construits jusqu’au milieu du XXe siècle » (Debard et al., 2012). Aujourd’hui, quelques carrières conservent une activité, par exemple à Porcieu-Amblagnieu (Isère), pour assurer la restauration de monuments ou d’ouvrages d’art construits avec cette pierre. Mais le XXe siècle est celui du béton armé, et Lyon peut compter sur une profusion d’agrégats (Mongereau, 2010). Aussi le choin a-t-il perdu de l’intérêt auprès des entrepreneurs, le Bas Dauphiné lui-même accueillant des usines de ciment et de chaux hydrauliques qui ont concurrencé la pierre. Les nouveaux aménagements n’y recourent plus guère. Conçues dans le cadre des travaux de la reconquête des berges du Rhône, les terrasses de la Guillotière sont certes constituées d’une roche de teinte claire, mais un calcaire de Croatie a été préféré au choin déchu.

7 réflexions au sujet de « Lyon, ville de choin »

    • Merci pour votre message. Voici les principales références bibliographiques :
      Carron M.-A. (1948) – « Le chemin de fer de l’Est de Lyon ». Les Études rhodaniennes, 23, 1-2, p. 25-53.
      David L. (1976) – « Les roches utilisées dans la construction de la ville de Lyon ». Bulletin de la Société Linnéenne de Lyon, 7, p. VI-X.
      Debard E., Philippe M., Rulleau L., Savay-Guerraz, Tritenne D. et Montmessin Y. (2012) – Promenade géologique à Lyon. Colline de Fourvière. Paris, Muséum national d’histoire naturelle.
      Debard E., Philippe M., Rulleau L., Savay-Guerraz, Tritenne D. et Montmessin Y. (2012) – Promenade géologique à Lyon. Vieux-Lyon. Paris, Muséum national d’histoire naturelle.
      Demarcq G. (1973) – Lyonnais. Vallée du Rhône. Paris, Masson.
      Drian A. (1849) – Minéralogie et pétralogie des environs de Lyon. Lyon, Charles Savy Jeune.
      Falsan A. et Chantre E. (1879) – Monographie géologique des anciens glaciers et du terrain erratique de la partie moyenne du bassin du Rhône. Lyon, Imprimerie Pitrat Aîné.
      Fournet J. (1844) – Du caractère d’association en minéralogie et en géologie. Annales des sciences physiques et naturelles, d’agriculture et d’industrie, 7, p.315-371.
      Kerrien et Monjuvent G. (1990) – Belley. Carte géologique de la France à 1/50000. Paris, BRGM.
      Mazenot G. (1936) – « Les ressources minérales de la région lyonnaise ». Les Études rhodaniennes, 12, 2, 123-258.
      Mongereau N. (2010) – Géologie de Lyon. L’histoire. L’utilisation. Les pièges. Lyon, Editions lyonnaises d’arts et d’histoire.
      Roman F. (1926) – Géologie lyonnaise. Paris, Presses universitaires de France.

  1. Bonjour,

    Votre approche de la pierre de Villebois, autre nom donnée au choin, matériau qui est partout présent dans Lyon est très intéressante et bien documentée . Vous avez développé de manière précise le transport par réseau ferré et à usage industriel de cette pierre de l’Île Crémieu et du Bas-Bugey au moment où cette pierre déclinait comme matériau de construction.

    Tout d’abord, je souhaiterais que vous me précisiez la nuance que vous faites entre choin et pierre de Villebois qui sont, semble-t-il, du point de vue géologique un peu différent quoique de la même couche stratigraphique : la pierre de Villebois , ce calcaire gris foncé à brun et ramagé avec des inclusions de silex est présent sur une épaisseur d’environ 45 mètres parfaitement observables dans les carrières de Sault-Brenaz et le choin à proprement parlé qui ne représente que les 6 mètres supérieurs de cette couche avec pour caractéristique à la stratification plus fine avec gros joints stylolithiques.
    Ref : http://www.u-picardie.fr/~beaucham/Bugey/Bugey_Chapitre%202.pdf chapitre 2 page 22
    je souhaiterai avoir si possible des précisions sur cet ensemble géologique.

    Ensuite, il me semble que pour appréhender cette »saga » lyonnaise du choin commencée fin XVIIème siècle, son transport par bateau ( les « rigues » ) mérite un chapitre à part car antérieur au train avec par la suite une concurrence entre voie d’eau et voie ferrée qui s’est traduite par l’amorce de la navigabilité du Rhône dès le milieu du XIXème : d’abord le canal de Miribel puis celui de Jonage avec la présence de deux écluses ( celles de Cusset et de Sault-Brenaz) elles aussi construites avec cette pierre de Villebois .

    De plus, bien que plus éloignées de Lyon que les carrières du Mont-d’Or ( pierre de Couzon ), il serait intéressant de connaître les raisons du choix des bâtisseurs lyonnais pour délaisser progressivement cette pierre de Couzon ( proche et de transport aisé par la Saône avec les « couzonnaires » ) pour celle de Villebois. Certes comme vous l’indiquez, ses performances techniques – calcaire marbrier compact à pâte fine, non gélive résistante à l’écrasement -, sont des atouts indéniables. Mais n’y -a-t-il pas d’autres motifs qui sont entrés en jeu et lesquels ?

    D’autre part, les bâtisseurs lyonnais ont su utiliser habilement le positionnement de stylolithes en fonction de l’usage. Cela est particulièrement perceptibles sur les quais du Rhône et de la Saône ainsi que les murailles des forts de la ceinture de Rohault de Fleury entre 1831 et 1855 ( ceinture fortifiée qui associe d’ailleurs choin et pierre de Couzon ): les stylolihthes sont en plans horizontaux pour assurer stabilité et pressions verticales des murs ; mais ils sont sont disposés en plans verticaux sur les quais pour résister à la pression de l’eau lors des crues même si cela favorise l’entrée de l’eau de pluie dans les blocs. C’est aussi, me semble-t-il, la raison pour laquelle on voit aperçoit sur ces blocs, ces trainées et allures vermiculées bicolores lorsque que le plan de coupe du bloc correspond à une ligne stylolithe. Mais j’aimerais avoir confirmation de cette observation…

    Lyon , le 11 septembre 2014

    • Bonjour,
      Merci pour ces informations enrichissantes et stimulantes. Drian (1849) précise que le terme « choin » est dû aux carriers. Son emploi semble assez général : il désigne alors plusieurs calcaires compacts et résistants qui fournissent de la pierre de taille. C’est pourquoi Drian en distingue deux types, à savoir le choin de Villebois et le choin bâtard. Cela dit, cette acception a pu évoluer et se préciser avec le temps et les études géologiques.
      Drian rappelle également que le « choin de Villebois » était exploité en grand à Villebois et à Serrière de Briord, dans des carrières situées au-dessus du Rhône. Comme vous l’expliquez justement, le transport fluvial puis ferroviaire était commode et a facilité la substitution du choin à la pierre de Couzon. Outre les qualités techniques du choin, des facteurs socio-économiques ont donc contribué à son succès. Les sociétés de tailleurs ont su organiser leur activité pour réduire les coûts de production, de transport et de vente de la pierre de taille, la rendant ainsi compétitive. C’est un facteur d’explication qu’il faudrait creuser.
      Je suis d’accord avec vous sur le rôle que joue l’érosion dans le dégagement des traînées colorées. Elles restent marquées même lorsque la pierre n’entre pas en contact avec l’eau du Rhône ou de la Saône. Leur formation procède de processus bien différents de ceux qui expliquent la présence des joints stylolithiques.
      Enfin, ce billet procède d’une lecture non exhaustive de quelques références bibliographiques facilement accessibles. Elle m’a permis de répondre à quelques interrogations que toute promenade dans Lyon ne manque pas de susciter. Aussi, pour obtenir des précisions géologiques de qualité, je vous suggère de consulter mes collègues géologues de la place lyonnaise, plus compétents que moi dans ce domaine !
      Merci encore vos commentaires constructifs.
      Bien cordialement,
      Yves

  2. Ping : Cabornes et petit patrimoine du Mont d'Or

  3. Bonjour, quand j’ai des doutes sur la pierre, je consulte votre blog. Il est très bien documenté.
    Et bien, je savais que l’église de St Cyr au Mont d’Or (tout comme celle de St Didier) a été construite de 1869 à 1872 en grand partie avec le choin-bâtard de la carrière de la Thomassière de St Didier. Comme j’habite St Cyr, j’ai pu consulter aux archives communales les factures de l’entrepreneur Mr Poux qui confirme ce fait. Comme Falsan et Locard avant lui, Georges Mazenod le confirme aussi en 1936 dans son livre « les ressources minérales de la région lyonnaise » à la page 214, en parlant du « calcaire jaunâtre ou gris ou choin-bâtard hettangien » mais, et c’est un scoop, à la page 225 il écrit pour l’utilisation du choin (bathonien celui-là) des carrières de Trept (près Crémieu) : église de St Cyr au Mont d’Or ! Cette utilisation n’est pas mentionnée dans la facture de Mr Poux. Il ne me reste qu’à aller inspecter les murs de l’église de mon village pour essayer d’y trouver les fameux stylolithes !
    Une chance inouïe, je viens de récupérer les livres de compte de Mr Saint-Point, Me tailleur de pierre à Trept, et je vois : les prisons St Paul (préaux), écluses du canal de Jônage, Mairie de la Mulatière, Hospice du Perron à Oullins etc… Je ne vais pas m’ennuyer ces mois d’été…

    Bien cordialement,
    Agnès Milliand
    de : Cabornes et petit patrimoine du Mont d’Or

  4. Bonjour,
    Et bien, au temps pour moi, comme l’a écrit Georges Mazenod dans son livre « Les ressources minérales de la région lyonnaise » en 1936 (page 225), le choin de Trept en Isère a bien été utilisé en 1865/1868 dans la construction de l’église de St Cyr au Mont d’Or, en l’occurrence pour le porche d’entrée, ses colonnes, ses soubassements et sûrement les marches du perron. On reconnait bien les traînées rameuses et les joints stylolithiques en dentelle… Par ailleurs, hormis la Croix de mission du 19ème dont le soubassement est en choin, on reconnaît quelques pierres de choin parsemées sur les vieux murs près du château, sur les chasse-roues de la porte sud du château et aussi sur un pilier de la porte nord. Tout cela datant du 12ème, on voit que le choin a été utilisé déjà en des temps reculés par nos tailleurs de pierre.
    Bien cordialement,
    Agnès

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